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jeudi 8 décembre 2011

Flashs De Vie #2


















La vie est parfois si simple...
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jeudi 20 octobre 2011

[J'ai Lu] La Mort N'est Pas Une Fin, d'Agatha Christie


J'ai acheté ce livre après en avoir lu une critique sur le blog de L'Irrégulière.
Agatha Christie est une auteur que j'affectionne particulièrement. Elle a une façon d'écrire très plaisante et un don certain pour mener son lecteur jusqu'à la fin de l'histoire narrée, sans qu'il n'ait vu arriver le dénouement.

Je suis très friande des lectures qui comportent une fin inattendue. J'adore être surprise et cogiter tout au long de ma lecture, attentive aux détails, afin de devancer le dénouement. Inutile de dire que je n'ai JAMAIS réussi avec Agatha Christie. Et tant mieux! Cela voudrait dire que l'intrigue n'est pas si bien ficelée et qu'elle n'a pas su donner à sa plume la matière nécessaire à l'élaboration d'un roman sans faille.

La Mort N'est Pas Une Fin est une histoire qui se déroule dans l'Egypte ancienne, deux mille ans avant notre ère. Voilà une drôle de découverte, moi qui était habituée aux délicieuses aventures d'un Poirot moustachu, basées dans une Angleterre des années 1943-45. Exit donc chapeaux melons et moustaches gominées, nous voilà plongés au pays de Rê, du Nil et des papyrus. Très curieuse de voir ce que donnait une Agatha Christie égyptienne, et ayant toujours été attirée par l'Egypte antique (mes cours préférés d'histoire en 6ème!), j'ai immédiatement embarqué le livre.

Voilà ce qu'en dit la quatrième de couverture :

Elle est bien belle, la concubine qu'Imhotep a ramené de son voyage dans le Nord. Mais elle n'est qu'une étrangère et on ne l'aime pas. D'ailleurs, depuis qu'elle a ensorcelé le maître, rien ne va plus au domaine. Et ce démon va finir par décider de tout si l'on ne prend pas garde. Il faut agir avant qu'il ne soit trop tard.

Quand je parlais de ces auteurs qui n'arrivent pas à se diversifier dans leurs écrits, Agatha Christie réussit admirablement cet exercice. On en oublierait presque son dévoué Poirot et son attachante Miss Marple.

Dès les premières pages, nous nous retrouvons à déambuler dans la demeure d'Imhotep. Les cris des enfants qui jouent autour de la pièce d'eau dans la cours nous accueillent, on se prélasse à l'ombre du sycomore et on admire la vallée du Nil du haut de la colline sur laquelle est érigée la sépulture du Tombeau, lieu de calme et d'évasion, loin de l'agitation du Nil.

Un beau jour, la quiétude de la famille d'Imhotep se voit bouleversée par une série des meurtres incompréhensibles. Plus personne n'est en sécurité. Le lecteur pas plus qu'un autre. La peur rôde. La mort se rapproche. Bien sûr, la vieille Esa a des soupçons, mais nous mettre dans la confidence nous précipiterait vers une mort certaine. Prudence, donc. Hori, scribe et secrétaire particulier d'Imhotep, partage cependant avec nous son doute et nous confie se méfier des personnes qui ne prétendent pas au changement.
Mais chut! Déjà, nous en savons trop et l'amulette passée autour de notre cou pour nous protéger du Mal pourrait alors se révéler insuffisante face à la menace sourde qui vogue sur le Nil.

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jeudi 29 septembre 2011

[J'ai Lu] Nos Séparations, de David Foenkinos



J'ai découvert David Foenkinos par son roman intitulé La Délicatesse. Et ce, complètement par hasard : il était en tête de gondole, j'ai lu la quatrième de couverture, l'ai trouvé sympathique et pouf! je l'ai embarqué. Je ne savais pas du tout que cela avait été un succès et qu'un film était même prévu avec Audrey Tautou!

Je l'ai beaucoup aimé, ce livre, comme certaines personnes l'ont détesté. Apparemment, pas de demi-mesure les avis sont très tranchés.

Et puis, je me suis dit que je devrais sûrement essayer ses autres livres, vue la façon dont j'avais dévoré celui-ci.
Et puis-bis, je me suis dit qu'il avait quand même une écriture particulière et que tiens, ce serait bête que j'ai l'impression de lire deux fois la même chose. Parce que parfois, à lire une fois un auteur, on peut dire que oui, on a lu tous ses autres bouquins du fait de l'écriture qui n'évolue pas, des histoires qui se ressemblent et des personnages qui semblent clonés. Et je n'aime pas ça. Pas du tout!

Du coup, j'ai laissé passé du temps. Jusqu'à l'oublier!
Finalement, tandis que certains manquent de chocolat à mettre dans leur pain, je me suis trouvée un beau jour en manque de lecture. Et "David Foenkinos" a surgi dans mon esprit.

Je me suis alors lancée dans ce livre. Et je l'ai aimé autant que le premier. Vraiment, son style d'écriture me plaît beaucoup. Pourtant, ce style qui se veut contemporain, une écriture hachée sans beaucoup de mots mais pas mal de sous-entendus à l'attention du lecteur, ça ne m'avait jamais vraiment plu. Au contraire, avec cette manie, certains auteurs  avaient tendance à m'irriter et me faisaient replonger vite vite dans un bon vieux Balzac! Grand écart.

Mais là... Non, vraiment, j'adhère à 100% à son univers décalé mais finalement très juste.

Voilà le résumé que vous pouvez lire en quatrième de couverture :

"Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Émilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d'autres prénoms dans d'autres pénombres, mais c'est celui d'Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité."


Alice et Fritz s'aiment, et passent leur vie à se séparer. Les raisons : la cyclothymie des mouvements passionnels, les parents et les beaux-parents, le travail et les collègues, les amis d'enfance, deux Polonais comme toujours, les cheveux et les dents, une longue histoire de cravate, la jalousie et Schopenhauer bien sûr.

Par contre, j'ai effectivement bien fait de laisser passer du temps entre ma lecture de La Délicatesse et celle de Nos Séparations. Mais je pense que ceci vaut pour tous les auteurs. Les bonnes choses s'apprécient lentement, pas besoin de se gaver car le plaisir ne répond pas à ce principe.

PS : petit clin d'oeil à Simon qui a fait quasi le même article...mais AVANT moi. Donc, si vous voulez son avis (qui rejoint le mien) et plus de détails, cliquez ici ;-)

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mardi 13 septembre 2011

Mes Amis, Mes Amours



Voilà un livre que j'ai dévoré en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. La chose qui m'a le plus plue? C'est de ressentir dès les premières lignes un attachement pour Matthias et Antoine, les deux protagonistes de l'histoire.

Pourtant, j'ai longuement hésité avant de m'avancer vers la caisse de la librairie avec ce livre sous le bras. J'ai lu et relu la quatrième de couverture, soupesant chaque mot du résumé. Une histoire sur deux hommes célibataires, meilleurs amis et chacun père d'un enfant, qui décident de vivre sous le même toit mais avec interdiction de recevoir des femmes, ne serait-ce pas un peu barbant? Et puis, je me suis dit que si cela avait été l'histoire de deux femmes dans la même situation, je n'aurais pas hésité une seconde, trop contente de me plonger dans leur vie. Parce que ça aurait été des femmes et que j'avais l'impression que ce genre d'histoire ne pouvait coller qu'à ce sexe. Bonjour l'ouverture d'esprit...

Alors je me suis lancée, faisant un pied de nez à mon sexisme masculin déplacé.

Grand bien m'en a pris! Voilà une histoire simple. Une histoire de vie. Sans fioriture, sans grand drame, sans intrigue abracadabrantesque qui ne laisse pas de répit au lecteur.
Ici, on se laisse guider par l'écriture fluide de Mar Levy, on s'attache à chaque personnage, on ressent leur souffle de vie, on se laisse entraîner aux rythmes des Eurostar qui s'enchaînent, et plus fort que tout, on se rêve une vie dans le quartier londonien de South Kensington. Et me faire rêver de ça, à moi qui disait quelques jours plus tôt mon indifférence, voire mon mépris (si, si, il faut le dire) de Londres, il faut être sacrément doué.

Plus je m'enfonçais dans ma lecture, plus l'envie de retourner dans cette ville que je n'avais su apprivoiser s'est fait pressante. Il faut dire que je n'ai pas eu l'occasion de visiter South Kensington, si ça n'a été quelques pauses déjeuner chez Paul à la sortie de la station de métro. Un complet thon, s'il vous plaît (le français est poli) furent les seuls mots prononcés là-bas. Je ne me sentais pas d'humeur aventurière à l'époque, trop blessée par l'accueil londonien. "Tous les mêmes" était ma vision des quartiers de la ville auxquels je ne laissais aucune chance de me surprendre agréablement. Ouverture d'esprit bis...

Mais voilà, absorbée par ce livre et surprise de ces descriptions londoniennes, je me dis que j'ai sûrement loupé quelque chose. Peut-être aurais-je pu trouvé dans ce quartier cette chaleur qui me manquait? Peut-être y aurais-je trouvé une Yvonne qui m'aurait servie sa fameuse crème au caramel pour laquelle je serais revenue chaque jour, éloignant de moi le nuage noir de l'abandon et du retour à Nantes? Peut-être...
Mais la vérité? C'est que je ne savais même pas qu'il existait un quartier français à Londres, avant qu'on ne me le dise que plus tard pendant mon séjour. Je ne savais pas qu'il y existait un lycée français. Je ne savais pas que la France était si proche de moi. Je ne savais pas. Je ne savais pas.
J'aurais aimé le savoir et laisser à Londres une chance de lui pardonner l'enfer dans lequel j'ai eu l'impression de vivre deux mois durant. Mais il était trop tard.

Alors cette histoire est un beau cadeau qui me réconcilie en mots avec cette ville. Ou tout du moins, avec un quartier de la ville dans le quel je n'ai pas mis les pieds. Se réconcilier avec l'inconnu, je trouve ça jolie comme idée.

PS : je ne savais même pas qu'un film adapté du livre était sorti au cinéma... Décidément, le renseignement n'est pas mon fort. D'un côté, je préfère lire le livre sans avoir en tête des visages imposés de personnages. La réalité physique colle rarement à l'imaginaire du lecteur.
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samedi 18 juin 2011

Humeur...



...farniente printanière sous les fleurs.

[via Corrie Bond]
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lundi 13 juin 2011

Classics



















Cet été, pour les grandes vacances, on relit les classiques littéraires, ne serait-ce que pour le plaisir de tenir entre ses mains leurs couvertures décalées.

[via Anthropologie]
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